Transcription LE PROCESSUS DE CONCILIATION
QUAND LA CONCILIATION EST-ELLE APPROPRIÉE (UNIQUEMENT À LA DEMANDE DE LA VICTIME)
Avant d'entamer une enquête formelle et contradictoire, la législation prévoit un mécanisme alternatif : la conciliation.
Toutefois, il est essentiel de comprendre que ce processus n'est pas automatique et ne peut être imposé par le comité ou l'employeur.
La conciliation ne peut être engagée que s'il existe une demande explicite et volontaire de la part de la femme lésée de résoudre le problème par ce moyen avant le début de l'enquête formelle.
Le comité ne doit pas faire pression sur la victime pour qu'elle accepte cette voie afin d'« éviter des problèmes » à l'entreprise.
Imaginons que la reine Boudica porte plainte contre un centurion romain pour propos inappropriés.
Si elle décide qu'elle ne veut pas subir le stress d'un long procès et préfère que le centurion présente simplement ses excuses et soit muté, elle peut demander une conciliation. Le comité agirait alors en tant que facilitateur pour documenter cet accord.
Mais si le centurion ou l'empereur Néron tentaient de forcer Boudica à « régler les choses » à l'amiable contre sa volonté, ils enfreindraient la procédure légale, car le choix de la méthode de résolution est un droit exclusif de la plaignante.
INTERDICTION DES ACCORDS FINANCIERS COMME BASE DE LA CONCILIATION
Contrairement aux poursuites civiles où l'on « parvient généralement à un accord » financier, dans les cas de harcèlement sexuel relevant de réglementations telles que la loi POSH, il est strictement interdit que la conciliation soit fondée sur un accord monétaire.
Le silence et la dignité de l'employée ne peuvent être achetés. L'accord doit porter sur des mesures correctives de comportement, des excuses, des travaux d'intérêt général ou des changements dans les conditions de travail, mais jamais sur un paiement pour clore l'affaire. Si le magnat J.P.
Morgan était accusé de harcèlement et proposait lors de la conciliation : « Je verserai une somme généreuse en or à la plaignante si elle retire sa plainte », le comité doit immédiatement rejeter cette proposition.
Accepter de l'argent invaliderait le processus éthique et juridique. L'objectif de la conciliation est de rétablir un climat de travail serein et de mettre fin au harcèlement, et non d'indemniser financièrement la victime à ce stade (l'indemnisation peut intervenir ultérieurement, après une enquête formelle, mais pas comme condition préalable à l'ouverture d'une enquête).
DOCUMENTATION ET SUIVI DU RESPECT DES ACCORDS
Une fois qu'un accord mutuel est conclu, le comité doit consigner les termes dans un document officiel et l'envoyer à l'employeur afin qu'il prenne immédiatement les mesures convenues. Des copies de cet accord sont remises aux deux parties.
Il est essentiel de souligner que, si la conciliation aboutit, aucune enquête supplémentaire n'est menée sur l'incident.
Toutefois, cette clôture est conditionnelle : si l'accusé ne respecte pas l'une des conditions convenues (par exemple, s'il recommence à harceler ou s'il ne suit pas la formation obligatoire), la victime a le droit d'en informer le comité, qui réactivera l'affaire et procédera à une enquête disciplinaire formelle.
Supposons que Napoléon Bonaparte convienne dans le cadre d'une conciliation avec Joséphine de garder une dista
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