Transcription Remise en question des croyances dans la CPT
Le questionnaire de remise en question des croyances
Vers la cinquième séance, la « fiche de remise en question des croyances » est introduite. Cet outil contient une liste de questions destinées à remettre en question la validité des points de conflit identifiés.
Le patient sélectionne une croyance problématique (par exemple « Je suis une personne faible ») et la soumet à un examen systématique.
Les questions types sont les suivantes : « Quels sont les arguments pour et contre cette idée ? », « Cette croyance est-elle une habitude ou est-elle fondée sur des faits réels ? » et « Confond-tu une possibilité avec une probabilité ? ».
Le patient ne doit pas répondre à toutes les questions, mais seulement à celles qui sont les plus pertinentes pour démanteler la croyance spécifique.
Analyse des schémas : habitude vs faits
Il est essentiel de distinguer si une croyance provient de données objectives ou de la répétition.
On demande au patient : « D'où vient ce blocage ? S'agit-il d'une source fiable ? ».
Souvent, les victimes de traumatismes s'attribuent la responsabilité sur la base de ce que d'autres (peut-être des agresseurs ou des membres de la famille critiques) leur ont dit, ou sur la base de schémas de pensée antérieurs, et non sur la réalité de l'événement.
Par exemple, si quelqu'un croit « J'aurais dû prévoir l'attaque », on lui pose la question suivante : « Votre croyance comprend-elle des mots extrêmes tels que « tout », « toujours » ou « je dois » ? ».
Cela permet d'identifier la pensée dichotomique et l'exigence perfectionniste qui déforment le souvenir de l'événement.
Différenciation entre sentiments et faits
La fiche aborde également le « raisonnement émotionnel » en posant la question suivante : « En quoi votre blocage repose-t-il sur des sentiments plutôt que sur des faits ? ».
Il est courant que les survivants d'un traumatisme se sentent en danger ou coupables, et supposent que ce sentiment est une preuve de la réalité.
Si un patient dit « Je me sens mauvais », le défi cognitif vise à séparer le sentiment de malaise (conséquence du traumatisme) des preuves comportementales (faits).
En forçant le cerveau à rechercher des preuves factuelles, on affaiblit la structure qui soutient la culpabilité et la honte post-traumatiques.
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