Le modèle de psychopathologie (Inflexa)

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Transcription Le modèle de psychopathologie (Inflexa)


L'anatomie de la rigidité et de la stagnation

Si l'Hexaflex représente la santé, son revers sombre est le modèle de l'inflexibilité psychologique, parfois appelé « Inflexahex ».

Ce modèle explique comment les troubles psychologiques apparaissent et se maintiennent. Chacun des six points sains a son pendant pathologique.

Au lieu de l'acceptation, on trouve l'évitement expérientiel : l'effort constant pour fuir le malaise.

Au lieu de la défusion, on trouve la fusion cognitive : l'état dans lequel les pensées dominent le comportement et sont considérées comme des vérités absolues.

Le contact avec le présent est remplacé par la maîtrise du passé et du futur conceptualisés (rumination et inquiétude), nous déconnectant de la réalité immédiate.

Le « moi en tant que contexte » est perdu au profit de l'attachement au moi conceptuel : une identification rigide à des étiquettes (« je suis inutile », « je suis dépressif »).

Les valeurs sont obscurcies par le manque de clarté ou les valeurs de conformité (vivre selon les attentes des autres ou pour éviter les punitions), et l'action engagée est remplacée par l'inaction, l'impulsivité ou l'évitement persistant. Lorsque ces processus interagissent, la personne se retrouve prise dans une boucle fermée.

Par exemple, quelqu'un qui croit fermement qu'il « n'est pas capable » (attachement au moi conceptuel et fusion) évitera de se présenter à de nouveaux défis (évitement et inaction), ce qui l'empêchera de découvrir ce qui lui tient vraiment à cœur (manque de valeurs), restant prisonnier du souvenir de ses échecs passés (domination du passé).

L'interaction systémique de la souffrance

Ce qui est crucial dans ce modèle pathologique, c'est de comprendre que les processus s'alimentent mutuellement.

Ce n'est pas que la personne ait « six problèmes différents », mais plutôt que la rigidité dans un domaine se propage aux autres. Prenons le cas d'un musicien qui souffre de trac.

Lorsqu'il ressent de l'anxiété, sa réaction immédiate est d'essayer de la supprimer en buvant de l'alcool avant de monter sur scène (évitement expérientiel).

Cela se produit parce qu'il est totalement convaincu de sa pensée « si je tremble, ils se moqueront de moi » (fusion cognitive).

Cette lutte accapare tellement son attention que, pendant qu'il joue, il n'est connecté ni à la musique ni au public, mais surveille ses mains (perte de contact avec le présent).

Avec le temps, il commence à se définir comme « un musicien anxieux et raté » (attachement au moi conceptuel), oublie que son amour pour la musique était de transmettre la beauté (déconnexion des valeurs) et finit par ne plus programmer de concerts (inaction).

Le traitement peut donc intervenir à n'importe quel niveau pour briser ce cycle : si nous parvenons à lui faire accepter ses tremblements (acceptation), il retrouvera peut-être le lien avec sa valeur d'expression artistique et recommencera à se produire, affaiblissant ainsi la fusion avec son étiquette de « raté ».

Résumé

L'« Inflexahex » représente l'anatomie de la rigidité psychologique et explique le maintien des troubles, où chaque point sain a un pendant pathologique, comme l'évitement expérientiel ou la fusion cognitive.

Dans cet état, l'individu est pris au piège dans une boucle fermée où la domination du passé, le manque de clarté des valeurs et l'inaction remplacent la vitalité, générant une stagnation.

Le point crucial est que ces processus pathologiques s'autoalimentent de manière systémique ; la rigidité dans un domaine contamine les autres, créant un cycle de souffrance où la solution tentée aggrave souvent le problème.


le modele de psychopathologie inflexa

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