Action engagée

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Transcription Action engagée


Définition : modèles de comportement au service des valeurs

L'« action engagée » est la composante du modèle où le caoutchouc touche la route.

Après tout le travail d'acceptation, de défusion et de clarification des valeurs, rien ne change dans la réalité extérieure s'il n'y a pas de changement observable dans le comportement.

Dans ce contexte, l'action engagée se définit comme l'adoption de modèles de comportement de plus en plus larges, flexibles et efficaces, liés aux valeurs librement choisies.

Il ne s'agit pas d'accomplir un acte héroïque ponctuel, mais de développer une habitude de persévérance.

Il est essentiel de comprendre que « engagement » ne signifie pas ici « promesse de perfection » ni « garantie de succès ». Cela signifie s'engager à suivre une voie, même lorsque l'on s'en écarte.

Si quelqu'un accorde de l'importance à la santé et décide de faire du jogging, mais qu'un jour, il reste sur son canapé, l'engagement n'est pas irrémédiablement rompu ; il est réaffirmé dès lors que la personne se lève le lendemain et remet ses baskets.

Une action engagée implique d'être prêt à se tromper, à ressentir de l'inconfort et à réessayer encore et encore.

Il s'agit d'avancer dans la direction de ce qui compte, indépendamment de ce que dit notre esprit ou des émotions que nous ressentons. C'est la manifestation physique de la flexibilité psychologique.

La règle « agir avant de se sentir bien »

L'un des plus grands obstacles au changement de comportement est la croyance culturellement ancrée selon laquelle nous devons nous sentir d'une certaine manière avant de pouvoir agir.

Nous pensons : « Quand j'en aurai envie, j'irai à la salle de sport », « Quand je me sentirai en confiance, je demanderai cette augmentation », « Quand je serai inspiré, j'écrirai mon roman ».

Cette règle « d'abord le sentiment, ensuite l'action » est un piège mortel pour la vitalité, car souvent, le sentiment souhaité (envie, confiance, inspiration) n'apparaît pas, ou très rarement.

La thérapie propose d'inverser l'équation : l'action doit précéder le sentiment.

Nous n'attendons pas de nous sentir bien pour agir ; nous agissons pour construire une vie qui en vaut la peine, et souvent, le sentiment positif vient après l'action, comme une conséquence de celle-ci. Et même s'il ne vient pas, l'action reste précieuse en soi.

Imaginons un écrivain qui ne s'assoit pour écrire que lorsque les muses lui rendent visite ; il écrira probablement très peu.

En revanche, l'écrivain professionnel s'assoit pour écrire tous les jours, qu'il en ait envie ou non, qu'il se sente inspiré ou bloqué.

En faisant passer le comportement avant l'état émotionnel,


action engagee

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