Transcription Les dualités de la décision interne
La tension entre supporter la douleur et l'anesthésier
Au cœur des conflits alimentaires se trouve un dilemme psychologique profond et constant.
D'une part, l'individu prend l'engagement mûr d'élever son intelligence affective, ce qui implique de tolérer l'inconfort de traverser des émotions difficiles pour parvenir à les comprendre.
Simultanément, une directive archaïque subconsciente exige de maintenir un état inébranlable de confort et d'évasion absolue face à toute douleur.
Cette violente tension interne place la personne dans un état de paralysie : le désir d'évoluer exige d'affronter la souffrance, mais l'instinct de préservation pousse à l'anesthésier immédiatement par l'apport calorique.
Tant que cette friction n'est pas détectée, le sujet vivra une bataille épuisante contre sa propre volonté, se frustrant à plusieurs reprises.
Blocage généré par des objectifs mutuellement exclusifs
Le fait de maintenir des engagements diamétralement opposés génère un blocage systémique insurmontable.
Il est physiologiquement et psychologiquement impossible de cultiver la capacité à gérer la frustration si, au moindre signe d'alerte, un mécanisme est déclenché pour la supprimer.
Cette dualité fonctionne exactement comme le fait d'appuyer simultanément sur l'accélérateur et le frein d'un véhicule : une immense quantité d'énergie motrice est dépensée, mais aucun progrès territorial n'est réalisé, ce qui entraîne uniquement une usure importante du mécanisme.
Se promettre d'apprendre à gérer son anxiété tout en restant convaincu que le malaise est inadmissible et doit être corrigé par l'alimentation garantit l'échec perpétuel de toute tentative sincère d'amélioration personnelle et de transformation des habitudes.
Reflets de cette dualité dans le domaine relationnel
Cette dichotomie destructrice se manifeste clairement lors des conflits interpersonnels quotidiens.
Après une altercation verbale avec une figure d'attachement, l'organisme est submergé par la colère, la confusion et la peur du rejet.
Au lieu de maintenir sa présence mentale pour permettre à ces sentiments de révéler l'importance du lien endommagé, l'individu succombe à la recherche du confort immédiat et se précipite vers les étagères à la recherche de sucreries.
L'action de mâcher freine brusquement le malaise résultant de la dispute, mais sabote le processus de guérison relationnelle.
Identifier le moment où l'on abandonne l'objectif à long terme au profit d'un soulagement instantané est la condition sine qua non pour dénouer le nœud mental et progresser vers une authentique cohérence psychologique.
Résumé
L'esprit humain abrite souvent des intentions contradictoir
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