Transition et talonnage

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Transcription Transition et talonnage


La précision des marques de contrôle

Tout comme pour la longueur, la précision du talonnage est essentielle, mais avec une complexité supplémentaire : l'athlète doit réussir à la fois la distance et l'angle. Deux repères principaux sont généralement utilisés.

La première est la marque de départ. La seconde, plus critique, est la marque de transition (le point où la ligne droite se termine et où la courbe commence).

L'athlète doit toucher cette marque avec le pied extérieur pour amorcer le virage avec précision.

S'il rate cette marque de quelques centimètres, le rayon de la courbe changera ; si la courbe devient trop ouverte, il perdra de la force centrifuge ; si elle est trop fermée, la force l'écrasera contre le sol.

L'entraîneur établit ce « point d'entrée » afin de garantir que la géométrie du saut soit cohérente à chaque tentative, quelle que soit la pression de la compétition.

Le changement de fréquence et de rythme

La course de hauteur a un rythme particulier. Elle commence par de longues foulées puissantes sur la ligne droite, mais à mesure que l'athlète entre dans le virage et s'approche de la barre, la fréquence des foulées doit augmenter.

On recherche un rythme rapide « ta-ta-ta-tan » sur les trois derniers appuis. Cette augmentation de la cadence aide à abaisser légèrement le centre de masse de manière active lors de l'avant-dernier pas (similaire au saut en longueur, mais moins prononcé) et permet un placement rapide du pied d'appel.

L'athlète ne doit pas ralentir pour tourner ; il doit accélérer dans le virage. La sensation doit être celle d'une agressivité contrôlée, en gardant les genoux hauts malgré l'inclinaison du corps.

La position des épaules dans l'approche

Pendant la courbe, l'orientation des épaules est contre-intuitive. Même si l'athlète court dans une courbe vers la gauche (pour un sauteur qui frappe de la main gauche), il doit garder l'épaule droite (l'extérieur) légèrement en retrait ou « ouverte » par rapport à la barre jusqu'au dernier moment.

C'est ce qu'on appelle « tourner le dos à la barre ». Cela empêche l'athlète de se tourner prématurément vers le matelas avant de décoller.

Si le sauteur tourne les épaules vers la barre pendant sa course (anticipation), il brise la tension élastique et « tombe » sur


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