Syndrome de Stockholm domestique

Sélectionner la langue :

Vous devez autoriser les cookies de Vimeo pour pouvoir visionner la vidéo.
Débloquez le cours complet et obtenez votre certification !

Vous consultez le contenu gratuit. Débloquez le cours complet pour obtenir votre certificat, vos examens et le matériel téléchargeable.

*En achetant le cours, nous vous offrons deux cours de votre choix*

*Voir la meilleure offre du web*

Transcription Syndrome de Stockholm domestique


Identification pathologique à l'agresseur

Initialement observé dans des situations d'enlèvement, le syndrome de Stockholm trouve une adaptation directe et prévalente dans la violence domestique.

La victime, soumise à un pouvoir absolu et sous la menace de dommages, développe un lien émotionnel paradoxal avec son ravisseur.

Consciente que sa vie ou son bien-être dépendent entièrement de son agresseur, la victime commence à voir le monde à travers les yeux de ce dernier afin d'anticiper ses désirs et d'éviter les punitions.

Il se produit alors une identification défensive : « si je le comprends et que je lui donne satisfaction, il ne me fera pas de mal ».

Dans cet état, la victime interprète les petits gestes de « non-agression » (comme le fait de lui permettre de manger, de dormir ou de ne pas être battue un jour) non pas comme des droits fondamentaux, mais comme des actes de bonté suprême et de générosité de la part de l'agresseur.

Cela explique des comportements qui déconcertent l'entourage et les autorités, comme le fait que les victimes défendent leur partenaire devant la police, cachent des preuves, retirent leurs plaintes ou rendent visite à l'agresseur en prison.

Il ne s'agit pas d'un manque de dignité, mais d'une altération cognitive résultant d'un traumatisme chronique où l'agresseur est considéré comme la seule source de sécurité dans un monde perçu comme hostile.

L'isolement comme catalyseur nécessaire

Pour que le syndrome de Stockholm se développe, l'isolement est une condition indispensable et une stratégie délibérée de l'agresseur.

En coupant systématiquement les liens avec la famille, les amis et les réseaux de soutien, l'agresseur élimine les « miroirs de la réalité » externes qui pourraient contredire son récit.

Sans personne pour lui dire « ce n'est pas normal », la victime perd son sens moral et adopte le système de valeurs de l'agresseur.

Si l'agresseur déteste la famille de la victime ou se méfie de la police, la victime finit par adopter ces mêmes positions par loyauté et par instinct de survie.

L'isolement géographique et émotionnel crée un microcosme totalitaire où la parole de l'agresseur est la seule loi.

C'est pourquoi l'intervention thérapeutique ne peut se limiter à attaquer l'agresseur (ce qui mettrait la victime sur la défensive), mais doit d'abord se concentrer sur la rupture de l'isolement, en réintroduisant doucement des perspectives extérieures afin que la victime puisse commencer à remettre en question la réalité déformée dans laquelle elle vit.

Résumé

La victime développe une identification pathologique avec son agresseur comme stratégie de survie. Dépendant totalement de lui, elle interprète l'absence de coups ou les petites permissions non pas comme des droits, mais comme des actes de bonté suprême.

L'isolement est le catalyseur nécessaire à ce syndrome. En éliminant les « miroirs de la réalité » externes, l'agresseur parvient à faire perdre à la victime son sens moral et à lui faire adopter la vision du monde et les ennemis de son ravisseur.

L'intervention ne doit pas attaquer frontalement l'agresseur, car la victime le défendra. La priorité thérapeutique est de briser doucement l'isolement afin de réintroduire des perspectives extérieures qui permettent de remettre en question la réalité déformée du foyer.


syndrome de stockholm domestique

Y a-t-il des erreurs ou des améliorations ?

Où est l'erreur ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?