Traitement de la panique

Sélectionner la langue :

Vous devez autoriser les cookies de Vimeo pour pouvoir visionner la vidéo.
Débloquez le cours complet et obtenez votre certification !

Vous consultez le contenu gratuit. Débloquez le cours complet pour obtenir votre certificat, vos examens et le matériel téléchargeable.

*En achetant le cours, nous vous offrons deux cours de votre choix*

*Voir la meilleure offre du web*

Transcription Traitement de la panique


Surveillance et restructuration cognitive

Le traitement commence par l'enregistrement détaillé des crises de panique. Le patient doit noter la situation, le niveau d'anxiété (0-10), les symptômes physiques exacts et, surtout, l'interprétation de ces symptômes (« J'ai cru que j'allais m'évanouir »).

Ensuite, la restructuration cognitive est appliquée pour discuter de ces interprétations. Les preuves sont remises en question : « Combien de fois avez-vous ressenti ce vertige ? Vous êtes-vous déjà réellement évanoui ? ».

La physiologie est expliquée : lors d'une crise de panique, la pression artérielle augmente, tandis que lors d'un évanouissement, elle diminue ; il est donc physiologiquement improbable de s'évanouir pendant une crise de panique.

L'objectif est de changer l'étiquette « Danger de mort » en « Symptôme d'anxiété inoffensif ».

Exposition interoceptive (induction de symptômes)

Pour que le patient perde sa peur de ses propres sensations corporelles, on utilise l'exposition interoceptive.

Elle consiste à induire délibérément, dans le cabinet, les symptômes que le patient redoute, afin qu'il constate qu'ils sont sans danger et transitoires. Si le patient craint la tachycardie, on lui demande de courir sur place.

S'il craint l'asphyxie ou le vertige, on lui demande de respirer à travers une paille fine, d'hyperventiler de manière contrôlée ou de tourner sur une chaise.

En provoquant la sensation et en constatant qu'aucune catastrophe ne se produit (il ne meurt pas, il ne devient pas fou), le lien entre la sensation physique et le danger imminent est rompu.

Élimination des comportements de sécurité et acceptation

Enfin, on s'efforce d'éliminer les comportements de sécurité qui maintiennent le trouble.

De nombreux patients pensent avoir survécu à la crise parce qu'ils se sont assis, ont bu de l'eau, ont appelé quelqu'un ou se sont appuyés contre un mur.

Le thérapeute doit encourager le patient à affronter la sensation sans rien faire pour « se sauver », démontrant ainsi que l'anxiété diminue d'elle-même grâce à l'accoutumance naturelle du corps.

Une attitude d'acceptation du symptôme est encouragée : au lieu de lutter contre la tachycardie (ce qui l'augmente), on apprend à « laisser être » la sensation, en l'observant comme une vague qui monte et redescend inévitablement, sans essayer de la contrôler.

Résumé

On commence par surveiller les crises et discuter des interprétations catastrophiques. On remet en question les preuves de dangers médicaux, en remplaçant l'étiquette cognitive « mort imminente » par celle de « symptôme d'anxiété inoffensif ».

L'exposition interoceptive vise à faire disparaître la peur des sensations corporelles. Les symptômes redoutés (vertiges, tachycardie) sont délibérément provoqués afin de vérifier qu'ils sont sans danger, transitoires et qu'ils ne provoquent pas les catastrophes imaginées.

Enfin, les comportements de sécurité sont éliminés. Le patient affronte son anxiété sans « béquilles » afin d'apprendre que le malaise diminue naturellement grâce à l'accoutumance et à l'acceptation, sans qu'il soit nécessaire de le combattre.


traitement de la panique

Y a-t-il des erreurs ou des améliorations ?

Où est l'erreur ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?