Les phases séquentielles du deuil traumatique

Sélectionner la langue :

Vous devez autoriser les cookies de Vimeo pour pouvoir visionner la vidéo.
Débloquez le cours complet et obtenez votre certification !

Vous consultez le contenu gratuit. Débloquez le cours complet pour obtenir votre certificat, vos examens et le matériel téléchargeable.

*En achetant le cours, nous vous offrons deux cours de votre choix*

*Voir la meilleure offre du web*

Transcription Les phases séquentielles du deuil traumatique


Phénoménologie de la phase de dévastation

Le processus de rétablissement après la fin d'une relation narcissique n'est pas un événement linéaire, mais une progression par étapes définies.

La phase initiale, appelée « dévastation », se caractérise par une profonde désorientation existentielle.

L'individu est en état de choc, sa capacité cognitive à se concentrer ou à accomplir des tâches professionnelles élémentaires est gravement compromise.

Au cours de cette période, il est courant qu'une envie d'isolement social ou de repli sur soi apparaisse, à l'image d'un animal blessé qui cherche refuge pour lécher ses blessures.

Le psychisme est envahi par des souvenirs intrusifs qui oscillent entre la nostalgie de l'idéalisation et l'horreur de la dévalorisation.

Sur le plan clinique, il est essentiel de normaliser la « paralysie fonctionnelle » temporaire (difficulté à manger ou à dormir) comme une réponse physiologique au retrait brutal du stimulus addictif que représentait le narcissique, et non comme un indicateur de pathologie permanente.

Le besoin thérapeutique de colère et de deuil

Souvent, la société fait pression pour « tourner la page » rapidement, mais la deuxième étape critique consiste à s'autoriser à vivre sa colère et sa douleur.

Réprimer la colère ou nier le sentiment de perte ne conduit qu'à la somatisation (douleur chronique) ou à la dépression à long terme.

Dans ce contexte, la colère n'est pas destructrice ; c'est un signe de dignité qui indique que les limites personnelles ont été violées.

Il est impératif que le survivant s'accorde le droit de pleurer la mort de l'« illusion » de la relation.

Si cette étape est ignorée au profit d'une fausse positivité, on risque d'accumuler un ressentiment inconscient et une fatigue chronique.

La libération émotionnelle par les pleurs ou l'expression de la colère dans un environnement contrôlé agit comme un mécanisme de décompression nécessaire pour vider le système nerveux de la charge traumatique accumulée.

Transition vers l'analyse objective et l'acceptation

À mesure que la tempête émotionnelle s'apaise, l'individu entre dans la phase d'« analyse objective ».

À ce stade, la vision tunnel s'élargit et la relation commence à être perçue avec une clarté rétrospective, dépouillée de tout attachement romantique.

Le survivant peut examiner les faits froidement, en reconnaissant les manipulations sans la charge affective dévastatrice des étapes précédentes. Cette analyse conduit à « l'acceptation et la réintégration ».

Il ne s'agit pas d'approuver ce qui s'est passé, mais de reconnaître la réalité factuelle : le narcissique ne changera pas et la relation était intenable.

À ce stade, l'individu retrouve son libre arbitre ; il comprend sa propre valeur et, fort de la connaissance des signaux d'alerte, il se sent capable de naviguer


les phases sequentielles du deuil traumatique

Y a-t-il des erreurs ou des améliorations ?

Où est l'erreur ?

Qu'est-ce qui ne va pas ?