Transcription Théorie de l'auto-discrétion (Higgins)
La théorie de l'auto-discrétion, proposée par E. Tory Higgins, offre un cadre pour comprendre comment les différences entre nos diverses représentations de soi peuvent générer une détresse émotionnelle et affecter notre estime de soi et notre motivation.
Elle se concentre sur la comparaison entre la façon dont nous nous voyons réellement, la façon dont nous aimerions être et la façon dont nous pensons que nous devrions être.
Les trois domaines du soi
Higgins postule l'existence de trois domaines principaux du soi :
- Le soi réel : Représente les croyances que nous entretenons sur les attributs que nous possédons réellement dans le présent. C'est notre perception de qui nous sommes maintenant.
- Le soi idéal : Incarne nos espoirs, nos aspirations et nos désirs concernant les attributs que nous aimerions posséder. Français C'est la représentation de la personne que nous aspirons à être, souvent associée à des objectifs de promotion et de réussite.
- Le Soi Devrait : Reflète nos croyances sur les attributs que nous estimons avoir une obligation ou un devoir de posséder. Il est lié à nos responsabilités, à nos mandats moraux et aux attentes que nous pensons que les autres (ou nous-mêmes) ont à notre égard, souvent associées à des objectifs de prévention et d'évitement de punition.
Les divergences et leurs conséquences émotionnelles
La théorie soutient que les divergences ou les décalages entre ces domaines du soi peuvent conduire à des émotions négatives spécifiques :
- Difficulté réel-idéal : Lorsque nous percevons un écart entre qui nous sommes et qui nous aimerions être, nous sommes susceptibles de ressentir des émotions liées à la déception, à la tristesse, à l'insatisfaction et à la frustration. Si l'écart est important, il peut entraîner un sentiment de découragement, voire des symptômes dépressifs, car les aspirations ne sont pas réalisées.
- Écart de responsabilité réelle : Lorsque nous avons le sentiment de ne pas remplir nos obligations, nos devoirs ou les normes morales que nous pensons devoir atteindre, nous sommes susceptibles de ressentir des émotions liées à l'anxiété, à la culpabilité, à la honte et à la peur de la punition ou de la désapprobation.
Facteurs qui influencent l'impact des écarts
Tous les écarts n'ont pas le même impact émotionnel. L'ampleur de l'écart, l'importance du domaine dans lequel il se produit pour la personne,et le degré de conscience de l'écart sont des facteurs qui modulent l'intensité de la réponse émotionnelle.
La théorie de l'auto-écart nous aide à comprendre comment nos perceptions de soi et nos normes internes influencent notre bien-être émotionnel et peuvent motiver des comportements visant à réduire ces écarts, que ce soit en changeant le vrai soi (par l'effort et l'action), en modifiant les normes du soi idéal ou du soi que l'on devrait, ou en recentrant l'attention.
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