Transcription ADDICTION AU JEU DANS LE SPORT
Facteurs de risque : disponibilité d'argent, temps libre et compétitivité
La ludopathie est devenue un problème croissant et silencieux dans le sport professionnel.
Il existe des catalyseurs spécifiques dans cet environnement qui facilitent le développement de comportements de jeu désordonnés.
Tout d'abord, de nombreux jeunes athlètes ont soudainement accès à des sommes d'argent bien supérieures à celles de la population générale, sans avoir la maturité financière nécessaire pour les gérer.
À cela s'ajoute un mode de vie caractérisé par de longues périodes d'inactivité ou de « temps morts » dans les hôtels et les voyages, où l'ennui est facilement combattu par l'accès immédiat aux paris en ligne via les appareils mobiles.
Un exemple illustratif (différent de l'original) serait celui d'un jeune pilote automobile qui passe des heures à attendre dans les stands ou dans les aéroports entre deux courses.
Avec une carte de crédit illimitée et un besoin inné de compétition, il commence à faire des paris à haut risque sur des courses de chevaux virtuelles depuis son téléphone.
Son profil psychologique, orienté vers la victoire et détestant la défaite, fait que lorsqu'il perd un pari, son instinct n'est pas de se retirer, mais de « courir après la perte » en doublant la mise pour se rattraper, tombant ainsi dans une spirale de dettes cachées.
Le jeu comme mécanisme d'évasion ou recherche d'adrénaline
Au-delà de l'argent, la fonction psychologique du jeu chez les athlètes est souvent liée à la régulation émotionnelle.
La compétition de haut niveau génère des pics d'adrénaline et de dopamine difficiles à reproduire dans la vie quotidienne.
Certains athlètes utilisent le jeu comme substitut pour obtenir cette « euphorie » (thrill-seeking) en dehors du terrain, en particulier lors de blessures ou à la retraite.
D'autres l'utilisent comme mécanisme d'évasion pour se déconnecter de l'immense pression médiatique et de performance. Imaginons un joueur de cricket qui souffre d'une blessure de longue durée. Soudain, l'excitation de frapper devant des milliers de personnes disparaît.
Pour combler ce vide neurochimique, il commence à jouer au poker en ligne avec des mises élevées.
La tension d'une main difficile lui procure un substitut à la tension du match.
Cependant, ce qui commence comme une recherche de sensations fortes devient un besoin pathologique, où le jeu n'est plus un choix, mais un moyen compulsif d'échapper à l'anxiété liée à sa convalescence ou à la peur de l'aveni
addiction au jeu dans le sport