Procédures de signalement : comment et quoi signaler

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Transcription Procédures de signalement : comment et quoi signaler


Canaux de signalement formels et anonymes

Pour qu'une victime franchisse le pas et porte plainte, le canal doit être accessible et fiable.

Les entreprises doivent disposer de plusieurs moyens : adresse électronique dédiée, ligne téléphonique éthique, boîte aux lettres physique ou plateforme numérique.

Il est essentiel d'offrir la possibilité de rester anonyme dans les premières étapes afin de surmonter la peur, même si l'identification est requise pour la procédure formelle ultérieure.

La procédure doit être écrite et publique ; chaque employé doit savoir exactement à qui s'adresser si son supérieur hiérarchique direct est l'agresseur.

La clarté quant à la personne à contacter élimine la barrière bureaucratique qui dissuade souvent les victimes.

Normes relatives aux plaintes : faits et preuves

Une gestion efficace exige que les plaintes soient fondées. Les employés doivent être formés à la manière de signaler les incidents.

Une plainte efficace doit répondre aux questions suivantes : Que s'est-il passé ? (description factuelle des comportements), Quand et où ? (circonstances de temps et de lieu), Qui est intervenu ? (agresseur et témoins) et Quelles sont les preuves ? (courriels, messages, enregistrements licites).

Il est essentiel de faire la distinction entre une plainte subjective (« il me regarde de travers ») et une plainte objective (« il m'a insulté lors de la réunion de mardi à 10 heures devant trois témoins ») pour que le comité puisse agir.

La qualité des informations initiales détermine la rapidité de la réponse institutionnelle.

Garantie de non-représailles

La crainte de « représailles » est le principal obstacle au signalement. La procédure doit inclure une clause stricte de protection contre les représailles.

Cela signifie que l'entreprise garantit que toute personne qui dénonce de bonne foi ne subira pas de conséquences négatives dans son emploi, telles que des mutations injustifiées, un licenciement ou un isolement, du fait d'avoir dénoncé.

Cette garantie doit également s'étendre aux témoins qui collaborent à l'enquête.

L'organisation doit surveiller la situation de la victime après le signalement afin de s'assurer que l'agresseur (ou ses


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