Mesures de protection immédiate pour la victime

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Transcription Mesures de protection immédiate pour la victime


Séparation physique et fonctionnelle des personnes impliquées

Une fois la plainte reçue et après avoir déterminé qu'il existe un risque raisonnable, la première mesure prise par l'organisation doit être la protection préventive de la victime présumée.

La cohabitation forcée entre le plaignant et le défendeur pendant l'enquête est intenable et dangereuse. La mesure la plus efficace est généralement la séparation physique ou fonctionnelle temporaire.

Cela peut impliquer un changement de bureau, une réaffectation des horaires ou, dans les structures qui le permettent, l'autorisation de télétravail pour l'une des parties.

Il est essentiel que cette mesure ne soit pas interprétée comme une sanction anticipée à l'encontre de la victime (par exemple, en l'envoyant dans un lieu éloigné et isolé), mais comme une mesure administrative de sécurité visant à « apaiser » le conflit et à éviter de nouvelles tensions.

Accompagnement psychologique et juridique

L'intervention ne se limite pas à la logistique ; elle doit également prendre en compte les dommages humains. Les organisations responsables activent des protocoles de soutien psychosocial immédiat.

Cela ne signifie pas que l'entreprise doit prendre en charge un traitement psychiatrique à long terme, mais qu'elle doit offrir un premier soutien par le biais de programmes d'aide aux employés (PAE) ou d'accords avec des assureurs contre les risques professionnels.

L'objectif est de stabiliser émotionnellement le travailleur afin qu'il puisse faire face à la procédure.

De même, il convient de lui fournir des informations claires sur ses droits et le fonctionnement de la procédure disciplinaire, afin de réduire l'anxiété générée par l'incertitude administrative.

Éviter la revictimisation institutionnelle

Une erreur courante dans l'intervention consiste à soumettre la victime à des interrogatoires hostiles répétés où elle doit raconter son traumatisme encore et encore devant différentes personnes (patron, ressources humaines, avocats, comité).

Cela constitue une revictimisation. L'entreprise doit désigner un seul interlocuteur ou instructeur chargé de centraliser les informations.

En outre, la vie privée du plaignant doit être protégée contre la curiosité morbide du reste du personnel.

Les mesures de protection doivent être discrètes afin de ne pas stigmatiser l'employé en le qualifiant de «


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