Transcription Troubles spécifiques II
Masochisme et sadisme sexuels
Le trouble du masochisme sexuel implique une excitation dérivée du fait d'être humilié, frappé, ligoté ou soumis à des souffrances.
Pour être diagnostiqué comme un trouble, ces pulsions doivent causer une détresse significative ou une altération fonctionnelle, ou bien, si elles sont mises en pratique, elles doivent causer un préjudice physique réel ou un risque de mort.
Un spécificateur critique est l'« asphyxophilie », où l'excitation dépend de la restriction de la respiration, une pratique à haut risque mortel.
Pour sa part, le sadisme sexuel implique de tirer du plaisir de la souffrance physique ou psychologique d'une autre personne.
Le diagnostic est établi si l'individu a agi sur ces pulsions avec une personne qui n'y consent pas, ou si les pulsions sont intenses et causent une détresse au sujet lui-même.
Il est essentiel de faire la distinction entre les pratiques BDSM consensuelles et sûres, et la pathologie qui implique un manque de consentement ou des dommages non négociés.
Pédophilie : critères d'âge et différence
La pédophilie se définit par des fantasmes ou des comportements sexuels dirigés vers des enfants prépubères (généralement âgés de moins de 13 ans).
Les critères diagnostiques sont stricts : l'auteur doit être âgé d'au moins 16 ans et avoir au moins 5 ans de plus que la victime.
Cette différence d'âge est cruciale pour ne pas pathologiser l'exploration sexuelle entre adolescents d'âges similaires.
Le manuel précise qu'un adolescent tardif dans une relation avec une personne de 12 ou 13 ans n'est pas inclus si la différence d'âge est faible.
Le diagnostic nécessite également de préciser si l'attirance est exclusive pour les enfants (ce qui aggrave le pronostic) ou non exclusive, et si elle concerne les hommes, les femmes ou les deux. C'est l'un des troubles ayant les implications juridiques et sociales les plus importantes.
Fétichisme et travestisme
Le trouble du fétichisme implique l'utilisation d'objets inanimés (tels que des chaussures ou des gants) ou un intérêt très spécifique pour des parties du corps non génitales (telles que les pieds) afin d'obtenir une excitation.
Il n'est diagnostiqué comme un trouble que s'il y a une gêne clinique ou si les objets sont nécessaires à la fonction sexuelle (exclusivité).
Les objets conçus pour la stimulation génitale directe (vibromasseurs) et les vêtements utilisés pour se travestir sont exclus.
Le trouble du travestisme désigne l'excitation sexuelle récurrente provoquée par le fait de porter des vêtements du sexe opposé.
Contrairement à la dysphorie de genre, où l'objectif est l'identité, ici l'objectif principal est l'excitation érotique.
Le diagnostic exige que ce comportement cause une détresse ou
troubles specifiques ii