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Conditions requises pour une reconstruction viable

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Transcription Conditions requises pour une reconstruction viable


Assumer sans condition la responsabilité de ses actes

Pour qu'il y ait la moindre chance de réparer un lien brisé par l'infidélité, la condition fondamentale et non négociable est que le membre fautif assume l'entière et absolue responsabilité de ses décisions.

Cela implique de bannir complètement le recours à des justifications, à des atténuations ou à la tactique destructrice consistant à reprocher à l'autre de l'avoir « poussé » à chercher de l'affection en dehors du foyer.

Si le contrevenant argue qu'il a commis cet acte parce que son partenaire était distant ou concentré sur sa carrière, il invalide sa propre responsabilité morale.

La guérison ne peut commencer que lorsque la personne qui a causé le préjudice assume son erreur sans réserve, en montrant un remords sincère non seulement d'avoir été découverte, mais aussi du niveau de dévastation infligé au psychisme de son partenaire et au tissu structurel de la vie commune.

Patience face au besoin d'expression de la personne affectée

Le deuxième pilier de la reconstruction est la capacité de l'agresseur à tolérer stoïquement le processus d'assimilation traumatique de la victime.

La partie lésée connaîtra des vagues d'incrédulité, de colère et de douleur aiguë qui devront inévitablement être verbalisées à plusieurs reprises.

C'est une erreur critique que l'agresseur, motivé par sa propre culpabilité et son malaise, tente de précipiter le pardon par des phrases évasives qui exigent de « laisser le passé derrière soi ».

Le guérisseur doit comprendre que la blessure qu'il a infligée est profonde et que la victime a le droit absolu de poser des questions, d'exprimer son désarroi et d'exiger des garanties pendant le temps nécessaire à son système nerveux pour retrouver un sentiment de sécurité.

Refuser cet espace de traitement ou s'énerver face à la répétition de la douleur est un signe indéniable qu'il n'y a pas de véritable engagement envers la guérison mutuelle.

Évaluation de la capacité réelle à pardonner

Du point de vue du membre trahi, le défi suprême consiste à évaluer de manière extrêmement honnête sa propre capacité à absorber le choc.

Il doit isoler la douleur du moment et examiner si le substrat d'amour, de respect originel et de camaraderie antérieur à la crise est suffisamment dense pour supporter la tâche titanesque de reconstruire une nouvelle confiance.

Dans certaines circonstances, l'ampleur de la trahison ou les comportements qui y sont associés franchissent une ligne infranchissable que l'individu ne peut tout simplement pas pardonner sans compromettre son intégrité émotionnelle.

Admettre que le mal est irréparable et que le lien doit être rompu est un acte d'extrême courage et de santé mentale.

Forcer un


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